Rosaparks, fast food bio et engagé

Fast food bio et politiquement « aware », le Rosaparks, installé au 46 de la rue Jean-Pierre Timbaud, propose nombre de recettes gourmandes derrière lesquelles se cachent des personnages qui ont marqué l’histoire. Ainsi, chez Rosaparks on peut savourer un burger Luther King, un Neruda, un Ghassan ou un Malcolm X, avec une dose d’histoire en plus.

rosaparks

1- Comment a démarré l’aventure Rosaparks ?

Rosaparks a d’abord ouvert fin avril 2013 à Troyes. J’avais lancé un blog en même temps pour annoncer l’ouverture d’un projet, mais pas d’un restaurant. J’espérais susciter de la curiosité de la part des lecteurs. Tout le temps des travaux j’ai alimenté le blog de photos et d’informations autour du concept, et de ce fait dès l’ouverture on a eu de la clientèle. C’est la seule communication que l’on a fait autour du restaurant. Le bouche à oreille a fait le reste. Pour Troyes, c’était un démarrage tranquille et petit à petit les gens sont venus plus nombreux. Nous sommes à Paris depuis 3 semaines. Là encore aucune communication. Les voisins nous ont gentiment envoyés des clients.

2- Quel est le concept derrière Rosaparks ?

Le concept c’est déjà de faire du burger. Au moment de l’ouverture à Troyes, c’était la tendance haute du burger, il y a environ 3 ou 4 ans. A l’époque il y avait deux grosses enseignes à Paris et en Province il n’y avait rien. On voulait un concept qui puisse aussi s’exporter à Paris, quelque chose qui nous démarque des autres. On s’est demandés ce qu’on pouvait apporter de plus. En trouvant le nom de Rosaparks, on a trouvé le concept : mettre en avant des personnalités qui ont marqué l’histoire. Tout en a découlé et tout tourne autour de ça. On voulait que les gens puissent venir ici manger un burger et peut-être trouver autre chose. A Troyes, on pensait que ce serait limité parce que c’est une petite ville de Province, et on a été surpris des retours. Ne serait-ce que le nom d’un burger peut aboutir à une discussion.

3- Pour les gens qui ont des questions sur les personnages représentés par vos burgers comment peut-on se documenter chez Rosaparks ?

Ce sont nous qui les renseignons. On a aussi des livres en rapport à chaque personnage à disposition. Si les gens sont vraiment intéressés on va les orienter vers notre collection de biographies. Ça a donné lieu à beaucoup d’échanges avec des clients qui sont intéressés par l’histoire des droits civiques aux Etats-Unis et d’autres thèmes aussi. Cette partie la a presque pris le dessus sur le burger lui-même.

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4- Y a-t-il un lien entre le nom des burgers et leurs recettes ?

Le burger Neruda a une sauce assez épicée à base d’avocats. Le X, en rapport avec Malcolm X, était au départ un burger avec des ingrédients qui changeraient périodiquement et qui ne seraient pas affichés au menu. Au final, on a gardé un burger simple pour éviter toutes surprises, allergies et autres. Le Luther King contient du poulet, très sud des Etats-Unis. Parfois il faut aller le chercher mais il y a toujours un lien. Le Protest est un burger au fromage de chèvre, pour beaucoup une recette impensable. Dans le Ghassan, nommé après un journaliste militant palestinien, on retrouve du Zaatar, un mélange d’épices traditionnel du Moyen-Orient.

5- Est-ce qu’il vous arrive d’organiser des événements autour du concept Rosaparks ?

On adorerait créer des évènements, faire intervenir des gens, organiser des projections de vidéos, présenter des biographies etc. C’était l’idée de départ mais la réalité nous a rattrapés, on manque cruellement de temps.

6- Comment en êtes-vous à utiliser la caisse enregistreuse Popina ?

On cherchait quelque chose de simple, facile à configurer, avec un outil déporté pour pouvoir prendre les commandes. L’interface nous a plu. Aussi le support est toujours joignable et dès qu’un problème survient, il est vite corrigé. Le choix c’était surtout l’ergonomie.

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Patricia De Oliveira

28 juillet 2016