Il était une fin …

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Ma chère caisse enregistreuse,

Il faut qu’on parle. Tu m’as rendu de fiers services, tu as été là quand j’ai eu besoin de toi. J’ai mis du temps à te comprendre mais j’ai fini par t’accepter… Accepter ton prix élevé, tes nombreux défauts, ta complexité et ton esthétique à aveugler un graphiste.

Ce soir, quand tu as redémarré alors que j’encaissais un client, tu as dépassé les limites. Te souviens-tu quand j’avais mis 10 minutes à comprendre comment séparer une note ? Ou quand j’ai du payer un installateur pour changer ma carte ? Non, tu ne t’en rappelles pas ? Evidemment, tu es tombée en panne le mois dernier et ta mémoire s’est effacée.

Cela fait des années que tu es là et tu n’as pas changé. À la maison j’utilise tous les jours mon iPad, et, à chaque fois que j’arrive au restaurant pour travailler avec toi, je reviens 20 ans en arrière. Je ne vais pas te mentir, j’ai rencontré un autre système de caisse que j’ai installé en une minute sur mon iPad. Il s’appelle Popina: il est simple, rapide et coûte moins cher que toi. Je peux suivre l’activité de mon restaurant même quand je n’y suis pas. Je ne dis pas que tu es devenue inutile, tu es seulement trop vieille pour ce métier.

— Un restaurateur exigeant.

08 décembre 2013