Foodprinting, révolution en marche.

foodprinting

L’industrie alimentaire est en pleine mutation numérique. Les mots comme “foodtech”, “smartfood”, “food connect” et tant d’autres n’ont plus de mystère pour vous, en tant que restaurateur vous vous tenez informé et vous restez à la page.

Aujourd’hui impossible de ne pas entendre parler de cette petite mais grosse révolution qu’est l’imprimante 3D; et pas uniquement sur un seul secteur. L’imprimante 3D avait tous les atouts pour séduire le marché de la food.

De la production agro-alimentaire à la personnalisation

Moins de déchets, de gaspillages, plus de prototypes, des avantages au niveau de la santé, permettant la réalisation de produits pour des profils ciblés (sportifs, seniors, malades etc…) comme par exemple on avait pu l’entendre en 2013 avec la NASA, qui projetait déjà de créer des pizzas 3D dans l’espace pour ses astronautes.. nasa

Des réalisations de démarcation pour les professionnels de la patisserie et de la confiserie, comme celle du géant du chocolat Hershey’s qui s’était associé à 3D systems pour créer sa machine 3D “COCOJET” dévoilé il y a un an au CES15. Cette machine utilise des cartouches alimentaires de chocolat noir, blanc ou au lait.

On pourra voir aussi des créations hors du commun, impossible à réaliser à mains nues, voir le jour dans le but de créer le buzz. Rien de tel qu’une campagne de communication comestible. Et c’est un succès car aujourd’hui la digitalisation de l’impression 3D alimentaire permet de personnaliser facilement et rapidement un dessin unique et consommable. On peut penser à cette entreprise Kinner Duffort, qui a surfé sur cette vague et a créé une machine qui permet de faire des crêpes à son effigie. creap

Et les particuliers aussi sont amenés à voir débarquer les produits de cette machine dans leur cuisine, avec la création de startup comme Foodini, ou plus récemment Bocusini qui s’est fait connaitre sur kickstarter, qui permettent la réalisation automatisée à domicile de plats préparés. bocusini

En bref tout est possible, tout est nouveau. Pour les particuliers, le seul obstacle sera de se procurer les cartouches de produit pour leurs réalisations et surtout un changement de méthode de consommation, qui passe d’une consommation passive (surgelés par exemple) à un mode consommation additif. Mais bien que l’industrie ne soit encore qu’en phase de R&D, c’est déjà un business prometteur pour l’événementiel et les professionnels de la restauration, à qui on prévoit un bel avenir.

15 février 2016